Aujourd’hui je vous emmène à Montréal dans les brumes de CLANN. Deux frères qui construisent une électronique cinématographique où cordes frappées s'accordent de cordes caressées, voix spectrales et nappes massives cherchant un continuum ordonné et séquencé. L’histoire de ces deux frères (dont un est mort après l’album) est d’une beauté sombre, presque irréelle. Ils créent une rémanence d’images soudaines et poétiques. Leur musique (l’album fut réalisé du vivant des deux) est un écrin somptueux dont la charge dépend intimement de ce que chacun vient y déposer.
Un OVNI sonore indispensable.
Lambdachro
mastodon 4.7.2La vie, c'est comme le ciel au dessus de nos têtes, c'est plein d'n̶u̶a̶g̶e̶s̶ arcs-en-ciel, chacun y voit ce qu'il veut, chacun y trouve des milliards de questions ou juste un truc simple qui finit l'horizon. Ressentir ou se lier avec d'autres n'est possible qu'avec ceux qui hallucinent les mêmes chimères que toi, là devant tes yeux dans tous ces n̶u̶a̶g̶e̶s̶ arcs-en-ciel.
Bio: Je parle de #musique, j'en fais aussi parfois maladroitement, j'écris des #romans et un #blog.
🖕le RN.
Aujourd’hui je vous emmène en Belgique, dans l’univers amoureux de David Shaw And The Beat. Passé par Manchester, Paris et ses clubs, il pose une union entre la pop anglaise acidifiée, mélodique et nerveuse, et une matière plus granulaire, martiale, industrielle, telle qu’on la rencontre en France et en Allemagne. Amours nés du désir et de la chair, crus sans paraphrase, transpirant les matériaux nobles et la sueur. Ses textes parlent de domination, de dépendance, des corps et de la violence des émotions, une poésie noire éclairante nourrie de l’esthétique punk et gothique.
Je vous pose au milieu.
https://davidshawandthebeat.bandcamp.com/album/love-songs-with-a-kick-vol-two
Aujourd’hui je vous emmène dans une expérience sonore. Elle est Géorgienne, il est Berlinois. Elle vient des technologies numériques et de la musique chorale, il vient du post-rock et de la musique concrète. Leur musique est un objet unique qui traverse les univers et les galaxies. Est-ce un automate cellulaire ? Est ce une vie que l’on regarde avec un stéthoscope posé sur notre propre poitrine ? N’est-ce que ce que l’on peut voir si on ferme les yeux ? N’est-ce que le chaos soudain organisé et bouillonnant comme une émergence d’urgence et d’énergie.
Prenez le temps d’une écoute intégrale, le sens en dépends.
#ambient
#experimental
https://robertlippok.bandcamp.com/album/the-sky-was-out-of-tune
Aujourd’hui, je vous emmène dans l’univers de Mark Van Hoen, Aka Locust. Petit nouveau de la scène de Croydon, dans le Grand Londres puisqu’il s’inspirait déjà en 82 de Cabaret Voltaire, Kraftwerk et Tangerine Dream quand il composait sur son premier synthétiseur. L’album du jour est très polymorphe, de nombreux feats et une genèse artistique consécutive d’une tournée, un album studio très nostalgique et organique entièrement conçu sur scène. Ceux qui le suivent, allez y, c’est un grand cru, tout y est, les autres dépêchez vous sa discog est un indispensable !
#SynthPopWave
Je vous pose au milieu du bdcmp:
https://markvanhoen.bandcamp.com/track/white-light-with-olive-kimoto
https://www.youtube.com/watch?v=JSpQb8qPIMM&list=OLAK5uy_miOlrE2CCkZnwnNTJcfUGg8vcWcc_xFbU
Aujourd’hui je vous emmène dans une magnifique histoire intérieure, on part en Corée du Sud avec Park Jiha. Avec elle le passé ne dort jamais vraiment. Il survit dans les fibres des instruments (Yanggeum, Saenghwang, Piri) comme une mémoire froide sans langage, un parchemin où chaque souffle, chaque frappe, chaque vibration réveille des vestiges de vie et des mélodies intemporelles. La vie comme la musique est un mouvement perpétuel de disparition et de renaissance où l'ancien nourrit inlassablement le présent. Si la mort peut danser c'est parce qu'il existe des musiciens partout dans le monde pour accomplir ce miracle.
Aujourd’hui je vous emmène en Slovénie, dans le #Skygaze de Gnoomes. Sasha et Masha Piankov sont un couple russe qui a choisi de s’exiler pour échapper à la guerre, à l’enrôlement de force ainsi qu’à la répression des artistes et voix dissidentes. Leur son est une sorte de fusion de #Krautrock , #Shoegaze et de #Techno. Un son lourd, massif, attractif et explosif. Une sorte de triple hélicoïde dans laquelle tout interagit au service de l’invocation.
Leur déracinement et les pressions du régime russe transparaissent directement dans les textes de leurs morceaux. Personne ne devient un immigré sans en souffrir.
Une pure merveille ☝️🥰.
Aujourd’hui je vous emmène au Japon, dans les bandes d’Open Reel Ensemble. Dans la piaule d’Ei Wada, le magnétophone déconne et accélère la lecture d’une bande qu’ils écoutent. Leur réflexe fut de ralentir les bobines avec leurs mains mais quelque chose de plus intéressant qu’un problème technique venait d’apparaître dans les enceintes. L’accessoire de lecture venait d’être hacké et ils se mirent en tête de chercher des adaptations techniques afin d’en faire le sampler analogique le plus proche possible de ce qu’est un instrument.
Juste fantastique.
#Magnetikpunk
Pour les 25 ans de #Wikipédia.
https://youtu.be/M2BrXp3nEPo
Leur Bdcmp :
https://openreelensemble.bandcamp.com/album/kimino-musik
Aujourd’hui je vous emmène dans les tourbillons sonores d’Hanakiv, une estonienne qui a posé ses valises et son piano préparé (on aime) à Londres. Son album est une douce expérience, celle d’une parenthèse de cordes, d’échos, de chants, de contrebasse et de lourdes textures électroniques denses et enveloppantes, réconfortantes, pulsatiles et animées d'une vie que ne saurait être qu'éphémère. L’héritage d’une tradition chorale estonienne qui regarde vers l’électro hybride contemporaine. L’album est comme un espace de transition intime et intérieur, un moment où l’immobilité devient une stase thérapeutique.
Aujourd’hui je vous emmène dans une œuvre d’art musicale contemporaine, on s’enfonce dans un trou noir super massique, l’univers beau mais épouvantable de The Caretaker. Né à Preston UK il retraite des enregistrements des années 20 à 40 sur ses samplers. Filtres boucles et destructuration de la matière sonore. 6 Stages, 6 albums, chacun étant une des étapes de la narration sans un mot de l’évolution de la maladie d’Alzheimer, comme une galerie de peinture sonore de William Utermohlen. Chaque minute est un moment, un souvenir, une humanité qui disparaît, petit à petit. Objet unique qui questionne ce que nous sommes.
#Ambient
#ballroom
https://thecaretaker.bandcamp.com/album/everywhere-at-the-end-of-time
Aujourd’hui je vous emmène au Brésil du coté de São Paulo dans l’univers pulsatile et sincèrement énervé de Lua Viana, Aka Antropoceno. Elle est #queer elle sait tout faire comme Fire-Tools, conjugant rythmes ancestraux et électronique trempée des éructations et cold-screams du Black-Métal. Uma delícia. Elle s’inspire des mythologies et des aspects perdus d’une vie en harmonie avec la nature et ses richesses pour vomir le capitalisme extractif, la glorification des pires psychopathes que la terre ait enfantées, devenus nos leaders, nos managers, nos gourous.
Un album fantastique et toute la discographie est absolument inestimable.
https://sonhostomamconta.bandcamp.com/album/no-ritmo-da-terra
Aujourd'hui je vous emmène à Leipzig dans l'univers sensible de Varum. Le double EP s’appelle Breakbeat Business et avec un tel titre on s’attend à une usine à rythmes, du breakbeat calibré à la chaine, rentable et sans âme comme on en trouve au kilomètres de nos jours. Il n’en est rien. Il détourne la promesse de l’industrie et propose un album construit, introspectif, fragile où tout est pesé au milligramme. Les lignes d’Acid-Bass en TB303 sont délicieuses, les vocal chops vraiment bourrés des souvenirs de l'Eurodance. Cette Break-IDM est une sorte de magie blanche électronique, le récit d'une culture née dans les 90's.
#BreakBeat
https://varum.bandcamp.com/album/breakbeat-business-piccolo-003
Aujourd’hui je vous emmène dans l’univers éolien d’Erika Sirola & Murrettumeri. Une voix pop venue des grands espaces rencontre un orgue qui semble avoir traversé les siècles. Deux mondes opposés mais étrangement symbiotiques, quelque part entre Julianna Barwick, DCD et les silences d’Arvo Pärt. Leur musique ne cherche pas à remplir l’espace mais à lui donner une respiration, à faire sauter la toiture. La voix est lumière, l’orgue désacralisé le paysage de ce monde devenu trop lourd, qui nous avale à force de bruit, d’images et de gravité. Parfois il faut déposer ce poids quelque part. Pourquoi pas Ici, pourquoi pas dans la musique.
https://www.youtube.com/playlist?list=OLAK5uy_kJBNPkcSvqoTHFyzwYxOy9VqUhuC5be8Y
Aujourd’hui je vous emmène dans l’univers magique de Nozomi Omote, percussionniste japonaise, et Thomas Green, shaman de l’électronique et australien. La magie n’existe pas et pourtant leur musique peut transformer notre perception du temps, des lieux et de la mémoire pour nous ramener à un endroit où nous étions vingt ans auparavant, donner l'impression qu'un lieu existe alors qu'il n'existe pas, parfois provoquer une sensation de déjà-vu. Leur sonorité est unique parce qu’elle vient d’objets inhabituels qu’ils collectent et transforment en instruments de musique. Un pont entre électroacoustique et matières résonnantes.
Un bijou.
https://shugorei.bandcamp.com/album/memories-of-magic-mah-no-kioku
Aujourd’hui je vous emmène dans l’univers anarchique mais fondus de valeurs de Crack Cloud. Ils sont bien plus que tout ce qu’on peut en dire, collectif d’action pour aider les #drugs addicts de Vancouver au Canada. Ils sont aussi un collectif de musiciens (et ex-addicts pour certains) ayant mis sur un album, toute la destruction liées aux produits et tout l’espoir que la vie sans eux peut porter. Entre #postpunk AfterRock et NewHipHop, l’ensemble est un patchwork, comme le sont ces vies déchirées et recousues. Un petit bijoux de matière sonore, un objet sonnant non identifié qui ne peut que plaire ou bousculer.
Discog magnifique !
Voilà ce n'est pas une chronique et je radote rarement le même artiste sauf ceux qui m'ont bouleversés certainement, et donc bref, balec donc le Live "Quiet Pieces" est sorti, je sais pas quoi vous dire il est déjà passé trois fois sur moi depuis ce matin et j'ai encore envie de lui.
Alors oui, c'est sûrement pas pour tout le monde, faut aimer les tracks de 10 minutes, faut aimer l'Experiment Drone, mais tout ce que j'peux dire c'est que ceux, ceux à qui ça va parler, ça sera pas en chuchotant ☝️🫠.
C'est 🤯, ça fait 10 ans qu'on attend ça dans la scène ambient.
https://abulmogard.bandcamp.com/album/quiet-pieces-live-at-norbergfestival