#deconstruction

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« Tant que je pouvais continuer, je considérais finalement que tout allait encore à peu près bien. » Jusqu’au moment où le corps finit par rappeler qu’il a aussi ses limites. Travail, vie perso, loisirs, repos… On nous apprend à tenir, à optimiser, à rester performant partout. Et chez les hommes, ne pas flancher reste encore souvent associé au fait d’être solide. Mon nouvel article sur cette injonction à la performance, le productivisme et cette difficulté que j’ai encore à simplement m’arrêter avant d’être épuisé. blogs.gayfr.social/libres-ebat… Vos retours m’intéressent. Partage apprécié. #Productivisme #Performance #SantéMentale #Masculinités #Fatigue #BurnOut #Travail #HustleCulture #Repos #LâcherPrise #Déconstruction #BienEtre #Vulnérabilité #LibresEbats @gayfrance RE: blogs.gayfr.social/api/posts/b…
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L’injonction à la performance : quand le corps ne suit plus Avant mes vacances cet été, j'étais épuisé. Je continuais pourtant à travailler, à remplir mes journées et à faire ce que j'avais à faire. Rien de suffisamment spectaculaire pour me faire penser que j'avais atteint une limite. Tant que je pouvais continuer, je considérais finalement que tout allait encore à peu près bien. Puis une infection s'est déclarée au début de mes vacances et, plusieurs semaines plus tard, j'ai toujours du mal à m'en débarrasser complètement. Je ne vais évidemment pas prétendre que ma fatigue a provoqué cette infection, ce serait beaucoup trop simpliste. En revanche, l'enchaînement m'a obligé à regarder autrement l'état dans lequel j'étais arrivé à cette période. Mon corps était déjà fatigué depuis un moment et, comme souvent, j'avais préféré continuer plutôt que ralentir.  Chez moi, la performance n'a jamais vraiment consisté à vouloir être meilleur que les autres. Elle consiste plutôt à tenir, à être disponible, à faire ce qui doit être fait et à éviter de montrer lorsque quelque chose devient trop lourd. À 42 ans, je me rends compte à quel point cette manière de fonctionner correspond aussi à ce que l'on apprend traditionnellement aux hommes. Être solide, encaisser, travailler, assurer matériellement et émotionnellement, ne pas trop se plaindre et surtout ne pas donner l'impression que l'on perd le contrôle. J'en ai déjà beaucoup parlé ici à propos du silence des hommes. La performance en est finalement une autre facette. Celui qui arrive épuisé au travail mais tient sa journée est considéré comme courageux. Celui qui ne compte pas ses heures est investi. Celui qui reste disponible pour tout le monde malgré ses propres problèmes devient quelqu'un de fiable. On finit par porter son épuisement presque comme une preuve de sérieux. Et le monde du travail ne fait évidemment rien pour nous décourager. La *Hustle Culture*, cette valorisation permanente du travail, de l'efficacité et du dépassement de soi, a simplement poussé cette logique beaucoup plus loin. Il ne suffit plus de travailler, il faudrait être constamment en train de progresser, d'apprendre, d'entreprendre ou d'améliorer quelque chose. Le productivisme a même fini par sortir du bureau. Notre temps libre doit lui aussi devenir utile. Il faudrait faire du sport, lire, apprendre une langue, avoir des projets, cultiver son réseau, manger correctement et dormir suffisamment pour être de nouveau performant le lendemain. Même le repos commence à ressembler au travail. Le sommeil peut être mesuré, noté et optimisé. Nos pas sont comptés, notre rythme cardiaque analysé, notre temps d'écran surveillé. Pris séparément, ces outils peuvent évidemment avoir leur utilité. Mais je trouve assez révélateur que nous ayons réussi à appliquer les mêmes méthodes de mesure à notre corps qu'à une chaîne de production. Le temps mort devient presque suspect. Il faut qu'il serve à récupérer, à progresser ou à préparer quelque chose. Même lorsque nous ne produisons rien, nous devons au moins optimiser notre capacité à produire plus tard. C'est peut-être l'une des réussites les plus insidieuses du productivisme moderne. Il n'a même plus besoin d'un patron derrière nous pour nous demander d'être efficaces, nous avons intégré nous-mêmes le logiciel. Je me reconnais assez facilement là-dedans. Lorsque quelque chose m'intéresse, j'ai envie de comprendre, d'essayer et d'aller le plus loin possible. Cela peut être un livre, un projet informatique, un nouveau service ou un sujet politique. J'aime cette curiosité et je n'ai aucune envie de m'en débarrasser, mais elle devient fatigante lorsque chaque centre d'intérêt se transforme en nouveau projet.  Je l'ai vu aussi avec ma consommation d'informations. Plus le monde m'inquiétait, plus je lisais, regardais des vidéos ou écoutais des podcasts, comme si accumuler suffisamment de connaissances allait finir par me rassurer. Cela a surtout réussi à ajouter de la fatigue à l'inquiétude. Au fond, j'ai encore beaucoup de mal à ne rien faire sans avoir l'impression de perdre mon temps. Il y a toujours quelque chose à lire, un message auquel répondre ou un projet sur lequel avancer. Pendant longtemps, j'ai considéré le repos comme quelque chose qui arrivait une fois le travail terminé. Le problème est assez évident, le travail n'est jamais terminé. Il y aura toujours un mail, une tâche, une idée ou quelque chose qui pourrait être amélioré. C'est probablement cette logique que j'ai besoin de remettre en question aujourd'hui. Ralentir ne signifie pas devenir moins curieux ou renoncer à faire des choses. Cela signifie peut-être simplement accepter que tout n'a pas besoin d'être accompli immédiatement et que certaines heures n'ont pas besoin d'être rentabilisées. C'est assez ironique lorsque je relis ce que j'écrivais il y a quelques mois sur les hommes qui attendent d'être au bord du précipice avant de commencer à parler. Je sais depuis longtemps que l'on ne peut pas tirer indéfiniment sur la corde, mais savoir quelque chose intellectuellement ne signifie visiblement pas que l'on sait toujours l'appliquer à soi-même. Mon burn-out et ma dépression m'avaient déjà montré ce qui arrive lorsque l'on ignore trop longtemps certains signaux. Cet été m'en a donné un nouveau rappel. Je ne deviendrai probablement jamais quelqu'un qui passe des heures sans rien faire sans chercher une nouvelle occupation. Ce n'est tout simplement pas mon caractère.  En revanche, je peux peut-être arrêter de considérer la fatigue comme un obstacle à surmonter et le repos comme une récompense qu'il faudrait avoir méritée. Finalement, le droit de ne pas être performant commence peut-être simplement là, accepter que notre valeur ne dépend pas de ce que nous sommes capables de produire, de supporter ou d'accomplir. Et réussir à s'arrêter avant que le corps ne finisse par le décider à notre place.
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⚠️ Avertissement : article évoquant des sujets comme l’homosexualité, la bisexualité, la pansexualité, le questionnement sur l’évolution de la pensée sur les genres, identités et orientations sexuelles et des conséquences des réflexions personnelles. A lire avec un esprit ouvert.
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Nouveau billet sur mon blog : Le marché du désir. On nous a vendu les applis de rencontre comme l'optimisation ultime de nos vies affectives. Sauf qu'à force de filtrer le réel pour aller au plus vite, on a fini par industrialiser nos propres désirs sur le modèle d'Uber ou d'Amazon. A lire ici : blogs.gayfr.social/libres-ebat… #Déconstruction #Société #Technologie #LibresÉbats RE: blogs.gayfr.social/api/posts/s…
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This is a short story I wrote a while back based on my own experiences. We are taught to fear the darkness. That darkness contains monsters that want to take what we have. I was born into a white light. A light that laid out a way to live and act. My feelings were only to be considered when it aligned with the light. Otherwise, those feelings were temptations of darkness and to be shamed. The light was praised as the one true light, all other lights being an incomplete and weaker light. I tried to shape myself into the form the light deemed appropriate. I found it exhausting. Eventually, I created a mask to hold me in that shape, rarely letting what hid underneath out. Sometimes it became too much and something would explode out. Those that birthed me into the light would seek help to try to fix me. Eventually their patience thinned and they settled for forcing compliance. I fell deeper into despair. I could not figure out why I did not fit in the light. I was already filling with darkness for just existing. The light provided explanations. "The darkness seeps in wherever it can, that we are of darkness and only through the light can we be more." No matter how much time I spent in the light, though, the more I felt like less. I thought maybe if I extinguished myself, then I would take the darkness down with me. I tried multiple times but some part of me still persisted, dragging the rest of me with it. Eventually, I realized I could not live in the white light any longer and left. When I left the light, I thought I would lose my sight. Instead, my eyes adjusted and I could see so much more! I let my mask drop and saw that was not darkness within me, but my own beautiful light of various changing colors. Looking around, there were others with their own beautiful lights. I looked back and saw that the light I had left was not a light at all. It was other beings siphoning the light from those in the "light". From the outside, the white "light" had turned sickly. I tried to reach those still in thrall of the "light" but they recoiled from me. I was now part of the "darkness" they were so afraid of. The harder I tried to pull them out, the harder they clinged to the parasitic "light". Some tried to pull me back into the light, convinced they could "save" me. Others were afraid and avoided me where possible. Eventually I gave up. I could not help those that did not realize they were in danger. I've moved on, helping those struggling to find their own inner lights. Fighting parasitic lights where I can, and now I love my inner light and the "darkness" I was originally taught to fear. #exmormon #whiteness #deconstruction
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